La lettre d’Antoine Lenguin

Salut à tous

Tout d’abord, merci de votre visite sur ce site.

À ceux qui me connaissent, ces quelques mots n’apprendront pas grand-chose ; aux autres en revanche, ils permettront de me connaître un peu et de comprendre l’état d’esprit dans lequel je suis un an et trois mois après cet accident.

Pas antisocial mais plutôt solitaire de tempérament, j’ai toujours préféré me mesurer à la nature qu’aux autres. Je recherchais la vie rude et fuyais la technologie : j’aimais dormir dehors, me prendre un coup de vent en bateau, marcher en montagne avec le chien, couper du bois… Batailler, en chier dans des activités comme ça, qui ne mentent pas.

J’aimais aussi les gens, mais pas leurs histoires, le palabrage incessant de la vie en société.

Mon kif c’était : la vie simple de l’homme dans la nature.

 (Pour sûr j’aurais aimé naître à une autre époque, mais bon…)

Je vivais tranquillement, pas paresseusement hein ! je bossais ce qu’il fallait, avec un minimum de  soucis, et un minimum d’efforts, à part celui de profiter de ma vie douce et ma bonne santé.

La société que je méprisais couvrait mes arrières, pendant que j’essayais d’être libre. Puisqu’on en a l’occasion d’être un jeune privilégié occidental, autant la saisir.

Petite faute, grosse punition. À Herri Urrats 2012, j’ai plongé dans le lac et j’ai tapé la tête, j’ai entendu crac, on m’a sorti et après, quelques mois de calvaire.

Ça aurait pu être pire. Pire, c’est quand tu te casses une vertèbre au-dessus, tu ne bouges même plus les bras. Au-dessus encore, c’est la mort.

Dans ces histoires de cervicales, tout tient à quelques centimètres. C’est d’ailleurs quelque chose de méconnu et que cette association et d’autres ont à cœur, par des actions d’information, de faire connaître.

Pour ma part, j’en suis sorti avec une tétraplégie C5–C6. J’ai perdu l’usage de tout mon corps à part les biceps, les épaules, les muscles du cou et du visage.

Il me reste le plus important, la tête, c’est là que tout se passe.

Les mois qui suivent l’accident sont épouvantables. Tout est remis en question, ton corps t’emprisonne et t’est étranger, tu dors pas, tu te pisses dessus et pas que ça, tu dépends des autres pour absolument tout…

On y passe, parce qu’on n’a pas le choix ; mais les éléments primordiaux pour y survivre au mieux sont : un peu de mental, être entouré, et beaucoup de patience.

J’ai eu la chance d’être bien entouré (cette association en est la preuve).

L’accident a changé la donne :  je voulais partir, il est venu me chercher, et maintenant, le handicap est comme une chaîne qui me retient à la société.

Ce qui est bien avec cette époque que je n’aimais pas, c’est qu’elle me permet de vivre. Toute cette technologie que je dénigrais m’est maintenant devenue indispensable et m’accompagne au quotidien. Quand vous êtes cloué dans un lit, les écrans sont votre fenêtre sur le monde et Internet votre jet privé qui vous emmène là où vous le souhaitez.

(Sur ce point cette mésaventure m’a ouvert l’esprit, et ça c’est une bonne chose.)

Une fois qu’on a repris un peu du poil de la bête, qu’on ne ressemble plus à un cadavre, on continue la rééducation pour s’habituer à son nouvel état et optimiser ses possibilités.

J’ai gardé de ma rééducation un excellent souvenir, on y rencontre des potes de galère, des gens, des amis, on y pleure, on y rit, c’est riche en sentiments !

Au bout d’un an j’en suis sorti, retour à la maison. Il y a du bien et du pas bien : on revoit les amis, mais on se rend aussi compte de tout ce qu’on ne peut plus faire : surfer, jardiner, bricoler, jouer de la guitare… Les journées sont parfois longues !

J’ai besoin d’aide pour me lever, me coucher dans mon lit, beaucoup d’autres choses, mais les journées sont remplies de petites victoires qui s’amoncellent et mises bout à bout, font que chaque jour est moins pire que le précédent.

Maintenant que ce que j’aimais plus haut n’est plus possible, que le monde physique m’est interdit : je surfe, mais sur Internet, j’écoute de la musique, je reçois des potes, heureusement j’aimais lire donc je lis, je bois des coups, on joue, on sort (on re–boit des coups)…

Tout ça je peux faire, mais il me faut quelque chose pour m’échapper de l’ennui des loisirs sans cesse répétés et de l’immobilité de mon corps anesthésié.

Pour cela

j’arme mon cerveau, j’affûte mon clavier,

et je découvre la société dans laquelle je vis, je l’étudie, je la comprends, je fais ce que je peux pour l’améliorer, la rendre plus conforme à ma vision de la vie, je lui donne du bien pour qu’elle le recrache là où il en faut, j’essaye. C’est aussi compliqué que c’est important et c’est le moment de le faire.

Avec l’art, c’est ce qu’il me reste.

Y a du boulot donc ! Tant mieux, ce sera ma manière de courir et m’exciter et d’user cette santé de fer que j’ai perdue dans le corps mais qui reste dans ma tête, jusqu’à qu’un jour, je m’envole tranquillement vers là d’où on vient.

A l’heure où j’écris ces lignes, j’ai mal au cul ! J’attends avec impatience mon fauteuil à moi (le mien, celui que j’ai commandé, sur mesure, hors de prix, et qui me permettra d’être beaucoup plus autonome). Pour l’instant, je suis assis sur un siège qu’on me prête ; je le déteste ! C’est une grosse merde ! J’y suis mal, je perds en autonomie, on ne s’entend pas du tout bien qu’on soit obligés d’être tout le temps l’un sur l’autre !

(A titre de comparaison, c’est comme si vos jambes étaient une paire de gros connard.)

Mon premier objectif est donc le fauteuil (que l’association a déjà pu financer alors merci !). Ensuite, le Saint Graal, qui me permettra de retrouver une vie correcte, ce sera la voiture.

 Cela demandera plus d’efforts car dans le monde du handicap, les prix sont à des hauteurs largement inatteignables pour des personnes en fauteuil roulant, et même pour des basketteurs valides, il faut faire des pyramides !

(Imaginez un nombre et rajoutez-y un zéro, vous ne serez pas loin de la vérité.)

Voilà,

Cette association est née de la volonté d’amis auxquels j’ai donné mon consentement. Je ne le regrette pas, car personne n’est de taille pour lutter seul contre un tel coup du sort.

Elle a pour but de rassembler, réunir, autour d’événements sportifs, culturels, pédagogiques, festifs, les gens intéressés, de promouvoir la langue basque, le respect des autres et de la terre, la convivialité et le savoir-vivre qui est inné ici et dans beaucoup d’autres endroits, d’éveiller ton esprit citoyen, du monde, et d’ici.

(Le monde, qui commence au bout de ton nez.)

Aujourd’hui la cause sous-jacente à tout cela est de m’aider à acquérir une autonomie qui rendra ma vie acceptable ; que vous ayez donné votre temps, de l’argent, ou de l’amour, je vous en remercie tous du fond du cœur. On y arrivera vite, c’est certain.

Et demain, si c’est vous, ou elle, ou lui, ou toi, on continuera, et on vous aidera, parce que la vie ne s’arrête pas, elle continue, et on est bien obligé de la suivre,

quoi qu’il arrive.

10 août 2013                      A.L.

28 Comments

  • LISA dit :

    Salut Antoine,
    Je viens de découvrir ce site, ton histoire et cette association il y a peu de temps, grâce aux réseaux sociaux.

    Tu as préféré l’amour à la haine.

    Merci pour tes choix. C’est un plaisir de te lire. Écris et partage!!!

    Besos!

  • PALENZUELA HEGI KRISTIAN dit :

    Bonjour , Antoine je viens de découvrir ton site et félicitations le message et l’appel sont très bien orientés ! Je suis aussi en fauteuil roulant depuis 14 années à cause d’une maladie neurologique , mais qui n’a rien de logique aussi ! Je suis de CIBOURE en résidence de vacances , je fréquente la plage de Sokoa et aussi St Jean ,il y a une organisation (HANDI-PLAGE) qui oeuvre pour les personnes à mobilité réduite , c’est un rassemblement de handicapés dont tu pourrais obtenir une aide certaine avec le public alentour pour proposer ton projet et vendre les billets de tombola ? Je fréquente aussi les organisations handi-sport dans la région …
    Amicalement et à bientôt j’espère !
    PALENZUELA

  • soudrym dit :

    J »apporte juste une touche afin de vous soutenir dans vos moments de baisse-attitude, bien, il ne faut pas chercher à mon avis à plaire (même si éventuellemnt vous plaisez sans lme savoir), bien que des gens veuillent pour vous une vie meilleure, vraie, je crois que le combat dans lequel vous êtes, doit servir de tremplin dans la vie des autres aussi.
    Certains(es) ont une vie rose tout au long de leur trajet, oh, oui, et ne connaissent pas la chance qu’ils possèdent, j’arrête là mon discours.
    Je vous souhaite de travailler dans ce sens pour améliorer le quotidien d’autrui.
    Et évidemment que je n’ai pas de morale à transmettre, non, bien entendu et bien sûr.
    Bon courage dans votre démarche.
    (devrais-je apposer le « cordialement » ou le « amicalement ?)
    Je vous laisse dans la réflexion, merci.

  • Nora dit :

    Quel talent d’écriture.
    Pas une faute d’orthographe.
    Une histoire poignante, qui peut arriver à tous, c’est vrai …….
    Tu devrais écrire, philosopher, raconter, décrire, dire, raconter, narrer ……
    Jouer avec les mots pour te rapprocher des autres comme tu as su le faire dans ton incroyable lettre.
    Merci

  • salut ,
    je suis un voisin d anglet , tétraplégique depuis de longues années , je vois que tu as pris ton probleme du bon coté avec l envie de bouffer la vie entouré de tous tes potes . j espere te croiser un de ces quatre sur le promenoir .
    PS : si tu veux tester mon velo , fais moi signe !

    guillaume gilly

  • Louna dit :

    Tu as une force exceptionnelle, indescriptible. Bravo à toi et continue d’écrire c’est magnifique..

  • la mine dit :

    je viens de lire ta lettre, depuis quelques temps je suis soulagée et contente de voir tes yeux briller, peut être je te ressemble un peu, car moi aussi, j’aime la nature les animaux, l’espace et la liberté (mon dieu que de grands mots) et notre technologie m’emmerde, alors tu me donnes une leçon, et à travers toi, je m’aperçois honteusement que je suis gâtée et ingrate envers cette société de consommation. Merci Antoine d’avoir le sourire et d’aimer encore la vie, je connais mieux tes parents que toi, mais cette lettre en dit long sur ton intelligence…avec ça en poche ou en tête plutôt, tu laisses présager de chouettes trucs.

  • Dada dit :

    Pas mieux – merci c est fort et fort bien écrit en plus –

  • César dit :

    Respect. Merci aussi, pour ces lignes de courage et les émotions que tu y véhicules. Reste fort mec, et conserve tes rêves.

  • Rozenn dit :

    Salut Antoine!
    Comme quoi tout peut changer en quelques secondes… Même notre façon de voir les choses effectivement! Le tout c est probablement d arriver à s adapter. Je vois que tu en as le désir , la force et le courage! Tu attires la sympathie depuis toujours et ça ça ne change pas!
    Muxu!
    Rozenn

  • Patrick dit :

    bonjour à toi, ta lettre m’a vraiment touché car je t’ai connu voici plusieurs années copain de mon fils; ton drame m’a fortement secoué car j’imaginais que cet accident peut survenir à n’importe qui et toucher tout un chacun, et c’est un papa qui s’adresse à toi
    même si les mots ne peuvent PAS améliorer ta vie de tous les jours, je t’exprime ici toute mon admiration car je te sens trés fort dans tes écrits en dépit des moments de blues (pour ne pas dire plus) que tu dois traverser
    je pense trés sincèrement que t’es un exemple de courage pour nous tous qui nous plaignons tous les jours d’un petit bobo ou du mauvais temps

  • Maya dit :

    J’ai eu beaucoup d’émotions à te lire ! Mon mari a eu un grave accident en 1985, il avait 22 ans et s’est, comme toi, brutalement retrouvé dans une autre vie ! Elle n’est certes pas plus facile, mais les combats à mener (même si de temps à autre ils t’épuisent) la rende tellement plus intense.
    Je retrouve à travers tes mots les doutes, les émotions et les joies que nous avons partagé et ça me touche profondément.
    Le chemin est parfois long, mais quand les paysages et les personnes qui t’accompagnent sont beaux c’est plus léger !
    Gardes ta belle énergie, ta rage de vivre et j’espère que tous tes rêves se réaliseront !
    Pottak

  • garcia dit :

    Bravo antoine, ecris écris encore..tu as un talen fou..pourquoi pas un bouquin?
    Pour le jardinnage, les carré sur-élevés c pas mal du tout..à voir..
    Merci pour cette belle leçon de vie.

  • zabjesky eva dit :

    hey mrs beignet!!!
    quel plaisir de sentir tant de vie dans ta lettre, elle ressemble vraiment à ce que j’ai pu voir de toi!!
    je suis passé du rire aux larmes tout le long, quelle leçon!!
    Si tu as envie de boire un pti russe blanc??

  • Marie dit :

    Comment ne pas etre touchée par cette lettre mais chapeau!! tu es un grand Monsieur!! que j aimerai que ma fille relativise autant les choses que tu l as fait aprés ton accident! elle n a pas d handicap, mais c est pire!! je lui fais passer ta lettre pour qu elle prenne conscience de la force qu il faut pour avancer… Merci à toi… Marie

  • Frank dit :

    On est parti en Espagne depuis 1 an environ, mais on pense souvent à toi! On se reverra certainement autour dún bon Patxaran, en attendant, on témbrasse fort.
    Le Dude.

  • Soizic dit :

    C est toi le plus fort! Belle réponse à tous les donneurs de leçons de vie…Je te souhaite pleins de nouvelles victoires et de beaux projets…les projets c est la vie, et toi, et bien tu la croques quand nous on se plaint pour des misères! Merci Antoine

  • Bravo et quelle leçon tu m à donnée
    Alors juste un grand MERCI

  • Arnaud Mondorge dit :

    C’est lettre est remplie de courage et de sagesse mec. Reviens souvent au clavier pour nous faire partager tes réflexions, tes découvertes, tes créations… (et ta connerie de temps en temps quand même)!

    Je bosse à St Vincent de Tyrosse dans un service qui accueille des adolescents en situation de rupture scolaire (et souvent sociale et familiale). Nous les accompagnons au travers d’ateliers, de stages et de démarches sur l’extérieur dans la construction de projet d’insertions professionnelles et scolaires…Nous avons également des projets parallèles qui permettent aux jeunes (et aux professionnels) de prendre du recul, de s’enrichir, de se faire plaisir, de se renforcer ou de déconstruire…
    Si ça te bottes et que tu t’en sent l’envie, peut être pourrais tu participer à l’un de ces projets. Avec tes expériences, ton regard qui change, tes projets artistique, tes histoires, leurs histoires…l’échange pourrait être riche et constructif.
    Contacte moi si ça te botte ou simplement pour boire des bières et manger des BEINGNETS ABRICOOOOOTT.

  • laura E dit :

    ta lettre est magnifique ! c’est vraiment une superbe leçon de vie que tu nous offres là. J’en reste admirative et presque bouche bée

  • Bastien dit :

    Belle lettre Linguine…je te suis tu le sais.

  • Michmich dit :

    Bonjour Antoine
    Pour avoir eut très tôt un ami handicapé et voyant sa sérénité je me suis souvent posé la question de comment je m’en sortirai personnellement …. heureusement je n’ai pas la réponse.
    Quel courage qu’elle volonté admirable !!!
    Bravo tu as puisé le meilleur dans le pire. Vivement que le matériel vienne alléger ton quotidien .

  • brigitte dit :

    Rien à dire, mis à part : quelle leçon….bravo, c’est une lettre magnifique.( mon fils était avec ta sœur en primaire)

  • Salva -nathalie ferran Valles dit :

    je ne te connais pas. J’étais à Herri Urratz quand tu as eu ton accident. J’ai eu cette petite déchirure du coeur que certains apellent mesquinement maternelle en me disant pourquoi un gamin qui part pour être une de ces étoiles furtives d’une jeunesse en Iparalde est’il trahi par ce lac que j’aime tant, qui represente pour moi tant de moments heureux içi, tant de victoires, tant de fêtes et tant de jeunes plongeant dans l’eau pour le défi, contre la chaleur, avec l’esprit en fête et en séduction . J’ai plongé dans ce lac un peu saoule de musique et de bierres, j’y ai amené mes enfants se baigner , j’y ai observé mes filles attendrent leur tour de s’y retrouver tout de jean vêtue pour un tour de manège des séductions j’en ai fait le tour en pensant que cette fête représentait ce qui m’a émue le plus profondément içi l’entêtement séculaire à être soi tout en vivant, marchant, mangeant. Je lis ta lettre et je sens que tu portes en toi cette obstination à être heureux sur la terre qui t’a vu naitre Je suis simplement admirative.une d’ici d’ailleurs Salva

  • Fougère Marie dit :

    Merci a toi mon petit pour cette trésor belle lettre !!!

  • laura dit :

    salut lenguin,

    on se connait de vue, je n’ai absolument aucune idee de si tu te souviens de moi.
    et puis ce n’est pas en allant sur facebook que tu pourras tchequer ma tete puisque je ne mets absolument aucune photo.. peu importe, a l’heure actuelle je suis a l’autre bout du monde en Australie.
    quand j’ai appris ton accident ca m’a pas mal secoue, voir a quel point toute une vie peut changer en quelques secondes.
    On a quelques points en communs, du moins avant que tu ai vraiment besoin de la technologie, je n’aime pas ca non plus, et je pense egalement etre nee a la mauvaise epoque (du moins je le pensais avant que ma vie change). J’ai fui la France et les gens, pour me retrouver seule et essayer de trouver une reponse a toutes mes questions, trouver un sens pas seulement a ma vie mais a La vie en general. Apres pas mal d’experiences, de rencontres, et beaucoup de spiritualite, je suis tombee sur un livre, « le livre des esprits » par Allan kardec.
    Ca tombe bien que tu aimes lire. je te conseille vivement de te le procurer et d’attaquer la lecture, c’est au sujet du spiritisme, le lien, la clef entre la science et la religion. j’ai toujours ete « athee » (Je mets des guillemets parceque au fond de moi j’ai toujours cru en quelque chose mais je ne savais pas quoi) et j’ai toujours ete horrifiee par la religion, toute la violence les problemes que cela engendre… Depuis la Nouvelle Zelande, tout ce que j’ai decouvert via mes experiences et le spiritisme j’ai tout simplement trouve un sens a la vie, j’ai completement change mon mode de vie, car je ne suis plus dans le floue. Tu sais quand on te dit « profites a fond on a qu’une vie! », ou encore « tu auras tout le temps d’etre sage apres ta mort », ce n’est pas vrai, ca me fait grincer les dents d’entendre ca et surtout cela me fait mal au coeur. ce livre t’eclairera sur le passe de l’humanite , sur le present, et le futur, quand je parle de futur je veux dire apres cette vie.
    J’espere sincerement que tu le liras. Ne t’arrete pas seulement apres quelques pages de lecture, lis le en entier et apres fais ton jugement, sinon il s’agira seulement que de prejuges… ce que malheureusement font la plupart des gens en ce monde.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Spiritisme_%28Allan_Kardec%29

    Si tu le lis n’hesite pas a m’ecrire, pour partager ton impression, qu’elle soit bonne ou mauvaise evidement.

    Adio

    • chris dit :

      Quelle force dans cette ecriture, on s est croisé un jour et j avais déjà vu dans tes yeux, ce courage exceptionnel, continues tu es un exemple pour tous.J’ai souvent essayé de t envoyer des karmas quand tu etais en reeducation, pour que tu arrives à retrouver la force de vivre et de combattre, merci pour ton exemple.
      Ta famille peut être fiere de toi.
      Chris

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